Rien à regretter

Edith Piaf: biographie de la Môme de la chanson française

La vie d’Edith Piaf fut brève et intense, le destin la rattrapant toujours lors de brefs instants de bonheur. La «Môme»n’aura jamais su se guérir des blessures de l’enfance et des désillusions de l’amour. Elle a dédié sa vie à son public, sa relation la plus fidèle et la plus sincère. Issue d’une famille d’artistes de rue, Edith Giovanna Gassion naît à Paris dans le quartier de Belleville, le 19 décembre 1915. Son père est contorsionniste dans un cirque itinérant. Sa mère est chanteuse. Edith ne connaît pas l’existence banale d’une enfant et mène une vie déstructurée. Elle fait face à la solitude et aux premières déceptions, lorsque sa mère l’abandonne pour gagner sa vie. Son père, soucieux du bien-être de sa fille, prend la décision de la protéger et la confie à sa grand-mère paternelle, patronne d’une maison close en Normandie, avant de partir au front.

À huit ans, Edith développe une maladie des yeux, la kératite. Elle devient aveugle, mais s’en sort miraculeusement. À la fin de la guerre, Edith et son père repartent sur les routes, où tous deux mènent une vie de Bohème. C’est en l’accompagnant lors de ses spectacles de rue que l’adolescente se découvre un talent pour la chanson. Elle dispose d’une voix unique qui va lui permettre d’atteindre le firmament des stars. À 15 ans, fatiguée de cette vie itinérante, Edith part vivre sa vie. Elle rencontre son premier amour Louis Dupont, qu’elle surnomme affectueusement «P’tit Louis». En 1933, une petite Marcelle naît de leur rencontre. Cependant, le bonheur est de courte durée. À deux ans, Marcelle meurt d’une méningite foudroyante.

Edith Piaf devient «La Môme»

Edith repart dans le Paris dépravé noyer son chagrin. Elle est souvent accompagnée de sa meilleure amie, Simone, dite «Momone». Les deux amies sont inséparables et font les quatre cent coups ensemble. Parallèlement à cette vie de débauche, Edith chante dans les rues de Pigalle et de Belleville où elle commence, grâce à son don, à gagner sa vie. C’est le plus grand des hasards qui met Louis Leplée sur sa route. Gérant du cabaret Le Gerny’s des Champ Élysées, il est le premier homme à lui faire confiance. Il l’engage dans son cabaret et la rebaptise «La Môme Piaf». Comme l’oiseau, Edith, malgré sa petite taille (1m47) dégage une force de caractère inégalable et une voix hors du commun. Elle est très vite repérée par le Paris artistique de l’époque. Jacques Canetti, l’un des producteurs les plus influents du moment, est immédiatement impressionné. Il la signe sur son label Polydor où elle enregistre son premier disque «Les mômes de la cloche».

Cependant, le destin la rattrape une nouvelle fois lorsque Louis Leplée est assassiné. Ce fait divers, relayé dans la presse de l’époque, ternit un temps la carrière d’Edith. Elle ressort profondément meurtrie de cet épisode mais se relève pourtant. Sa rencontre avec Raymond Asso lui redonne de nouveaux espoirs. Amoureux de Piaf, ce dernier insiste pour lui faire écouter «Mon légionnaire» sur une musique de Marguerite Monnot, qui sera l’amie d’Edith jusqu’à la fin de sa vie. Il devient son auteur attitré, son amant et son coach vocal. En  janvier 1937, Edith enregistre «Mon légionnaire». «La Môme» n’est plus, ce sont les premiers débuts d’Edith Piaf.

Premières chansons et premiers succès pour Piaf

À seulement 23 ans, Edith Piaf trouve son premier engagement. Sous les conseils de Raymond Asso, elle est formée pendant des mois pour devenirune grande artiste du Music Hall. Elle fait ses premiers pas sur la scène de l’ABC où elle connaît son premier triomphe. Très vite, elle passe en tête d’affiche à Bobino. Edith devient une star et se tourne vers de nouveaux horizons sans abandonner la chanson. Elle rencontre le comédien Paul Meurisse qui sera son amant pendant deux ans.

En 1944, Piaf est une artiste accomplie. Sa rencontre avec Yves Montandest une nouvelle étape dans sa carrière. Elle le prend sous son aile et fait de lui un artiste. Parallèlement, elle noue une relation amoureuse avec lui. À l’écran, on peut voir le couple dans le film»Etoiles de la lumière». Toute sa vie, la chanteuse ne cessera de mêler ses liaisons à sa vie artistique, aidant ses amants à accéder à la célébrité. Edith révèle également un talent pour l’écriture. A la fin de l’année 1945, elle écrit l’un de ses plus célèbres succès internationaux «La vie en rose».

Edith Piaf, entre musique et films

C’est auprès de Paul Meurisse qu’Edith Piaf a fait ses débuts au théâtre dans «Un bel indifférent», puis au cinéma dans «Montmartre sur scène». Sur ce dernier tournage, elle fait la rencontre de Henri Contet qu’elle prend comme nouveau pygmalion et qui sera un des auteurs majeurs de sa carrière. Son talent pour l’art dramatique lui vaudra de tourner dans une dizaine de films.Pendant l’occupation allemande, Piaf continue à chanter tout en faisant acte de résistance dans des textes aux messages cachés. Après la guerre, Edith Piaf continue d’apparaître sur grand écran, dans plusieurs films où elle joue son propre rôle, notamment dans «Paris chante toujours» de Pierre Montazel en 1952 ou dans «Boum sur Paris» de Maurice de Canonge, en 1954.

Marcel Cerdan, le grand amour d’Edith Piaf

Pourtant, Edith Piaf n’est pas comblée par le succès. Elle pense déjà étendre sa carrière à la conquête de nouveaux territoires. En 1947, elle lance la carrière des Compagnons de la chanson. Ensemble, ils chantent «Les trois cloches» et embarquent pour les États-Unis où ils connaissent un succès relatif. Pourtant, elle s’installe dans un cabaret huppé de Manhattan. Elle conquiert peu à peu le cœur des Américains. C’est d’ailleurs aux Etats-Unis que Piaf fera ses plus belles rencontres. Elle croise le chemin de Marlene Dietrich qui restera l’une de ses plus fidèles amies et de Marcel Cerdan, l’amour de sa vie. 

Le boxeur français est marié, mais la passion qu’il vit avec Edith n’a pas d’égal. Ce couple restera l’un des plus magiques et des plus tragiques du XXème siècle.Marcel Cerdan meurt dans un accident d’avion, le 27 octobre 1949,alors qu’il venait rejoindre Edith, à New York. La môme ne se remettra jamais de ce nouveau coup du destin. Elle surmonte l’épreuve dès le lendemain en montant sur scène et livre une interprétation poignante de «L’hymne à l’amour», qu’elle dédie à son amour perdu. Mais c’est une femme brisée par le chagrin qui naît ce soir là et le désespoir, mué en dépressions chroniques, ne la quittera plus jamais. 

Edith Piaf et l’incontournable titre «La foule»

Dès 1950, Piaf refait surface et chante à la salle Pleyel. Elle fait également bientôt la rencontre de Charles Aznavour. Ce dernier multiplie les casquettes. Il est son chauffeur, son secrétaire, mais aussi son confident. Il lui écrit quelques titres dont l’adaptation française de «Jezebel» et «Plus bleu que tes yeux». Piaf est encore une fois à l’origine d’une carrière prometteuse. En 1951, une nouvelle épreuve attend la chanteuse. Elle subit deux accidents de voitureet en ressort fragilisée. Elle est contrainte d’apaiser ses douleurs par dela morphine, qu’elle mélange avec de l’alcool. Cette consommation devient une dépendance et l’anéantira physiquement.

La fin de la vie d’Edith Piaf est à l’image de sa destinée, entre succès professionnels et désespoirs sentimentaux. Edith poursuit son rêve de princesse en épousant Jacques Pills, un chanteur français, mais le mariage, célébré à New York, sera de courte durée. En 1953, Edith Piaf commence à se reprendre en main et subit sa première cure de désintoxication. L’entourage cache l’état de la grande dame à la presse. La chanteuse reste même des mois sans sortir de chez elle.

C’est grâce au métier qu’Edith revient à la vie, notamment lors de sa rencontre avec son public à l’Olympia en 1955. Elle repart à l’assaut des États-Unis, jusqu’à la mythique salle du Carnegie Hall de New York, où elle est accueillie avec émotion. En 1957, elle fait une ultime cure de désintoxicationà New York qui la débarrasse de ses vieux démons. La même année, Edith Piaf signe l’un de ses plus grands tubes, «La foule», inspiré de «Que nadie sepa mi sufrir», un morceau d’Enrique Dizeo qu’elle avait rencontré lors de sa tournée en Argentine.

Edith Piaf et la naissance de «Milord»

Jusqu’à la fin de sa vie, Piaf sera professionnellement comblée. Elle vivra pour son public quitte à s’épuiser sur scène. À partir de ce moment, elle se fera plus discrète. C’est à ce moment-là que Georges Moustaki entre dans la vie d’Edith Piaf. Il lui fait écouter quelques unes de ses compositions mais, déstabilisé, joue de manière lamentable. Piaf persévère en lui proposant de venir la voir lors du récital qu’elle joue le soir même. Ils seront amants pendant plus d’un an et vivront une passion tumultueuse. Le parolier lui écrira plusieurs titres de son répertoire dont le célèbre «Milord», parue en 1959, sur une musique de Marguerite Monnot. Il quitte cependant Piaf peu après un accident de voiture qu’ils ont ensemble en 1958, qui la fragilise et qui aggrave les problèmes de santé de la chanteuse et sa dépendance à la morphine.

En 1963, la mort d’Edith Piaf

En 1961, elle revient néanmoins sur scène pour sauver la célèbre salle parisienne, l’Olympia, de la faillite. Elle y livre son dernier testament «Non, je ne regrette rien» et, épuisée, s’écroulera sur scène à de multiples reprises. À l’été 1961, elle rencontre le dernier homme de sa vie, Théo Sarapo, un jeune chanteur grec de 26 ans. Elle l’épouse l’année suivante. Edith Piaf décède le 10 octobre 1963 dans sa résidence du sud.Elle n’a que 47 ans, mais les excès et les souffrances de la vie lui en donnent 20 de plus. Toute son existence, Piaf aura vécu pour les autres, pour son public, pour ses amants. Une vie jonchée de tragédie, pour un nom qui restera à jamais gravé dans la musique française.

Source: https://www.linternaute.fr/musique/biographie/1777430-edith-piaf-biographie-de-la-mome-de-la-chanson-francaise/

Edith Piaf, une vie pas toujours rose

Jusqu’à sa mort inattendue en 1963, Edith Piaf enchaîne les chansons à succès et s’affirme comme une icône de la scène française. Cette image la suit et la propulse au statut de légende voire mythe.

Encore aujourd’hui, ses chansons sont murmurées entre les générations, chantées à tue-tête dans les soirées, ou même utilisées comme référence au cinéma.

Enfance et mensonges

Édith Giovanna Gassion, plus connue sous le nom d’Édith Piaf, est née le 19 décembre 1915 à Paris. Au 72, rue de Belleville, dans le 20e arrondissement de Paris, lieu où elle serait née, se trouve une plaque apposée au mur en 1966. Très vite, une légende autour de sa naissance se crée. Édith Piaf aurait été «abandonnée à deux mois par sa mère, enlevée par une de ses grand-mères, frappée de cécité puis miraculeusement guérie…», explique au Point Robert Belleret, auteur de la biographie Piaf, un mythe français.

Le journaliste retrace dans son oeuvre, documents officiels à l’appui, la véritable enfance de la chanteuse. «À deux ans, elle vit dans le bordel que tient sa grand-mère paternelle. Elle fréquente très peu l’école : elle a une intelligence extrêmement vive, mais pas de culture.» Bien qu’elle n’ait jamais été aveugle, elle avait néanmoins «des problèmes aux yeux».

Elle a su entretenir son mythe et développer le mystère. Elle ne parlera jamais de son père «contorsionniste» et «il faut le dire, sale type». Elle taira aussi le reste de «sa famille où tout le monde, oncles, tantes, cousins, cousines, est acrobate, artiste, saltimbanque».

C’est pourtant en accompagnant son père sur la route des spectacles, qu’elle découvre son talent et sa passion pour le chant. Ces mystères, voire ces quelques mensonges, ont continué à l’âge adulte, pendant l’Occupation.

«Elle aurait pu se contenter de dire qu’elle avait été obligée d’aller chanter en Allemagne, qu’il s’agissait pour elle d’apporter un peu de réconfort aux prisonniers français. Mais non ! Elle invente un énorme canular en faisant croire que plus de 100 prisonniers se sont évadés grâce à elle – prisonniers dont on n’a évidemment pas trace, et qui ne se sont jamais manifestés», raconte Robert Belleret.

«La Môme Piaf» avant Édith

Dans les années 1930, Édith Piaf quitte sa vie itinérante pour se lancer dans une carrière solo à l’âge de 15 ans. Elle commence par chanter dans les rues, toujours accompagnée de sa meilleure amie Simone Berteaut, dit «Momone». Elle se produit dans les rues de Pigalle et de Belleville. 

Puis, par hasard, elle rencontre le gérant d’un cabaret. Louis Leplée, directeur de Le Gerny’s des Champ Élysées, l’engage et la rebaptise. Son premier nom de scène est «La Môme Piaf». Sa voix transperce l’univers artistique de Paris, elle commence à se faire un nom et être repéré ici et là.

Jacques Canetti, un producteur très réputé à l’époque, est envouté par sa voix. Après l’avoir fait signer dans son label Polydor, Édith Piaf enregistre son premier disque en 1936, Les mômes de la cloche.

Mais tout bascule lorsque Louis Leplée est assassiné. Les soupçons pèsent sur les artistes qui ont travaillé avec lui. Fautes de preuves, l’affaire est classée. Mais Édith Piaf et sa carrière sont entachées par cette histoire.

Elle se relève en faisant la connaissance de Raymond Asso. Il devient son auteur attitré, ainsi que son amant. Début 1937, elle enregistre Mon Légionnaire. Un titre qui marque le début de sa carrière en tant qu’Édith Piaf, et non plus la Môme.

about:blank

Chanteuse et actrice internationale

Elle se produit sur scène, ses chansons passent à la radio, elle connait un véritable triomphe. Elle s’essaye aussi au cinéma et rencontre finalement Yves Montand. L’actrice en tombe amoureuse alors qu’elle joue à ses côtés dans Étoile sans lumière (1946). Elle le prend sous son aile et le propulse sur le devant de la scène.

Elle a fait ses débuts au cinéma dans le film Montmartre sur Seine, sorti en 1941. Cet autre talent lui vaudra de tourner dans une dizaine de films.  Après la Seconde Guerre Mondiale, on la retrouve aussi au cinéma interprétant son propre rôle. C’est notamment le cas dans Paris chante toujours de Pierre Montazel en 1952 ou dans Boum sur Paris de Maurice de Canonge, en 1954.

En parallèle de ses nombreuses casquettes, Édith Piaf se met aussi à composer. Fin 1945, elle écrit ce qui sera l’un de ses plus grand succès international, La Vie en Rose.

Elle connaît également un léger succès aux États-Unis grâce au groupe les Compagnons de la chanson, qu’elle lance dans les années 1940. E,, 1947, ils chantent Les trois cloches, et se retrouvent en tournée à New York. Prévu pour une semaine, les Compagnons de la chanson restent quatre mois à l’affiche.

C’est à cette période qu’elle fera ses plus belles rencontres, sa fidèle amie Marlene Dietrich et l’amour de sa vie, Marcel Cerdan. De cette histoire d’amour naît l’iconique chanson Hymne à l’amour. 

Edith Piaf et Marcel Cerdan

Toute sa vie, la chanteuse a mêlé sa vie privée et sa vie professionnelle, sa vie d’artiste et sa vie amoureuse, aidant certains de ses amants à accéder à la célébrité. La chanteuse a aussi vécu une succession de drames personnels.

De sa première histoire d’amour avec Louis Dupont, qu’elle surnomme «Ptit Louis», naît une petite fille en 1933. Mais à seulement deux ans, Marcelle meurt d’une méningite foudroyante. 

Au cours de sa vie de parisienne et de chanteuse, Édith Piaf aura plusieurs amants comme Raymond Asso mais aussi Yves Montand et Georges Moustaki. Mais c’est à New York qu’elle rencontre l’homme qui a marqué sa vie, Marcel Cerdan.

Le français est un boxer, et surtout déjà marié. Ce qui ne les empêche pas de vivre une histoire passionnelle et magique, mais aussi dramatique. Les deux amants se rencontrent un soir d’été en 1946,  dans un restaurant parisien. Leur relation débute en octobre1947, mais prend brutalement fin quelques mois plus tard. Le 27 octobre 1949, Marcel Cerdan meurt dans un accident d’avion, alors qu’il venait la rejoindre à New York.

Très marquée par cette perte, elle aura du mal à s’en remettre. Elle est mariée à Jacques Pills, un chanteur français, entre 1952 et 1956.

À la fin de sa vie, Édith Piaf rencontre Théo Sarapo. Elle épouse le jeune chanteur grec, de 20 ans son cadet, en 1962.

La mort d’une icône

Les dernières années de sa vie, Edith Piaf est rongée par la dépression, l’alcool et sa dépendance à la morphine. Elle fait ses premiers adieux sur scène au Carnegie Hall (New York) puis en 1961 à l’Olympia (Paris). Elle y chante son très connu tire Non je ne regrette rien.

Avec son second mari, Théo Sarapo, elle part vivre dans le Sud de la France, d’abord à Saint-Jean-Cap-Ferrat, puis dans le quartier de Plascassier, à Grasse. Elle donne son dernier concert, très affaiblie, à Lille en mars 1963, quelques mois avant sa mort.

Édit Piaf décède le 10 octobre 1963, à la suite d’une rupture d’anévrisme. Comme elle souhaitait être enterrée à Paris, son corps a été transportée illégalement de Grasse vers la capitale, sans la nuit du 10 au 11 octobre. Le lendemain, un médecin vient à son domicile parisien pour constater le décès. Dans l’annonce officielle publiée à cette époque, Édith Piaf serait morte le 11 octobre à 7h du matin.

Ses obsèques ont lieu le 14 octobre. La veille, 100 000 personnes seraient venues se recueillir devant son domicile. Malgré une courte vie, l’univers musical lui doit des titres intemporels ainsi que la découverte de nombreux artistes comme Charles Aznavour, Yves Montand ou encore Georges Moustaki.

En 2007, Olivier Dahan réalise un film autobiographique sur la chanteuse, intitulé La Môme. C’est Marion Cotillard qui a la lourde tâche d’interpréter l’icône française. Pour ce rôle, elle remporte l’Oscar de la Meilleure actrice. Le film remporte aussi quatre BAFTA, cinq César et un Golden Globe.

Aujourd’hui, de plus en plus de voix s’élèvent pour faire entrer Édith Piaf au Panthéon. Après Simone Veil et Joséphine Baker, sera-t-elle la prochaine femme à y reposer, au côté des 75 hommes et 6 femmes.

Source: https://www.marieclaire.fr/edith-piaf,1417744.asp

Édith Piaf : l’histoire de la chanson mythique «Non, je ne regrette rien»

Ce n’est pas dans une salle de spectacle mais à la télévision que les Français ont entendu pour la première fois Edith Piaf chanter : Non, je ne regrette rienLe 2 décembre 1960, en exclusivité pour l’émission Cinq colonnes à la une, elle apparaît petite et frêle dans son éternelle robe noire. Dès qu’elle entonne le premier couplet, l’artiste est métamorphosée, comme transcendée. «Quand je chante, expliqua-t-elle alors, je ne m’appartiens plus. Je ne suis plus là. C’est un état second». 

Un coup de foudre musical

Cette chanson, l’artiste l’a enregistrée trois semaines auparavant le 10 novembre 1960 après un réel coup de foudre artistique. «Quand Michel Vaucaire (le parolier) et Charles Dumont (le compositeur) m’ont apporté la première fois Non, je ne regrette rien, ça a été comme une sorte de révélation en moi, c’est-à-dire que j’ai senti qu’il fallait que j’efface tout, que je recommence tout, que je me renouvelle tout à fait», confiait-elle. Charles Dumont avait alors 31 ans et ne croyait guère en ses chances, Édith Piaf lui ayant déjà refusé plusieurs titres. «J’étais dans de graves difficultés financières. J’ai écrit cette chanson dans la colère«, racontait-il en 2013. C’est le parolier Michel Vaucaire, l’époux de la chanteuse Cora Vaucaire, qui insistera pour présenter cette chanson à Edith Piaf.

La chanson de la renaissance

Rendez-vous est pris le 20 octobre 1960. La secrétaire d’Edith Piaf appelle pour annuler, la chanteuse ne se sentant pas bien, mais les deux hommes ne reçoivent pas le message et se présentent à 17 heures à l’adresse de Piaf, 67 boulevard Lannes à Paris. La secrétaire s’apprête à les éconduire quand ils entendent la voix de Piaf crier : «Fais-les entrer puisqu’ils sont là.»  Elle les accueille en robe de chambre, chaussons aux pieds. Charles Dumont se met au piano et joue. Elle lui demande alors de recommencer, une fois, deux fois, trois fois… Le musicien se souvient : «A la suite de la troisième fois, elle m’a dit : ‘Ecoutez jeune homme, vous cassez pas la tête, ne vous faites plus de mauvais sang. Cette chanson, elle vous suivra toute votre vie, ce sera un succès mondial et grâce à elle, je vais faire ma rentrée à l’Olympia‘».  Il explique aussi qu’elle avait une méthode très particulière: «Quand une chanson lui plaisait, elle la faisait écouter à tous ses amis. J’ai vu défiler tout le monde. J’ai commencé à cinq heures jusqu’à deux heures du matin (…) Je rentre me coucher, le téléphone sonne et elle me dit : ‘Vous pouvez pas revenir me jouer la chanson?’ Je me suis relevé et je suis revenu boulevard Lannes !».

Un retour sur scène triomphal 

Victime de graves problèmes de santé et d’addictions, la chanteuse avait quitté la scène un an auparavant, exténuée. Avec Non, je ne regrette rien, elle fait son grand retour et sauve l’Olympia, alors au bord de la faillite. Le 29 décembre 1960, le Tout-Paris s’y presse, ravi de la retrouver. Le journaliste et écrivain Jacques Pessis raconte : «Elle entre sur scène, avance vers le micro et il va y avoir 16 minutes d’applaudissements debout. Du jamais vu dans l’histoire du music-hall». Edith Piaf chante les nouveaux titres composés pour elle par Charles Dumont parmi lesquels Non, je ne regrette rien et fait un triomphe. Pour Jacques Pessis, «Piaf avait le sens des chansons, des paroles et des musiques qui touchaient le public parce qu’elle est née dans la rue, elle y a grandi. Elle a tout de suite compris que dans cette chanson, il y avait une idée, une mélodie qu’elle pouvait chanter. C’est pour ça qu’elle se l’est totalement appropriée». Elle restera en tête du hit-parade de l’époque, la bourse aux vedettes, pendant 48 semaines. C’est l’une des chansons d’Edith Piaf les plus connues dans le monde avec La vie en rose. 

L’hymne de la Légion 

On a parfois dit et écrit que la môme Piaf avait dédié Non, je ne regrette rien à la Légion Etrangère. Le journaliste Jacques Pessis veut rectifier : «C’est la Légion qui s’est emparée de cette chanson pour en faire un hymne parce qu’elle correspondait à ce que pensent les soldats, ils ne regrettent jamais rien dans les combats.» 

On ne compte plus le nombre d’artistes qui ont un jour repris cette chanson mythique : Dalida, Johnny Halliday, Mireille Mathieu, Nicolas Peyrac, Patricia Kaas, Tina Arena… et, bien-sûr, Charles Dumont !

La môme Piaf la chantera jusqu’à la fin de sa vie en 1963. Et Jacques Pessis de conclure : «Piaf n’a jamais rien regretté et surtout pas son retour à la scène en 1960 alors que tout le monde pensait qu’elle ne pourrait pas sortir de son lit. Grâce aux trois ans qui ont suivi sur scène, elle a prolongé sa vie, elle ne vivait que pour la scène.»

La chanteuse s’éteindra le 10 octobre 1963, à l’âge de 47 ans. 

Source: https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/chanson-francaise/edith-piaf-l-histoire-de-la-chanson-mythique-non-je-ne-regrette-rien_4176125.html

Édith Piaf, non, elle n’a rien regretté

Composée en 1956, Non, je ne regrette rien est une chanson dont les paroles sont signées Michel Vaucaire et la musique Charles Dumont. Elle a été enregistrée pour la première fois par Édith Piaf le 10 novembre 1960. À l’époque, Piaf souffrait déjà de polyarthrite. Entre crises de nerfs, colères terribles et souffrances innommables, l’artiste de Belleville – surnommée la môme par Louis Leplée, gérant d’un cabaret sur les Champs-Élysées, qui l’avait repérée dans la rue) – avait perdu le goût de vivre… et de chanter. Sa vie avait été jalonnée de misère et de drames personnels (décès de sa fille Marcelle, accident de voiture, mort de son amant Marcel Cerdan…).Mais également de succès et de bonheurs.

Dans cette chanson qui lui tombait comme un gant, l’interprète se souvient de son passé, du bien comme du mal, et affirme, en faisant table rase de tout et en s’octroyant un nouveau départ, «car ma vie, car mes joies, aujourd’hui, ça commence avec toi». Ce «toi» était déjà ou allait être Théo Lamboukas, le dernier homme de sa vie qu’elle surnommera Théo Sarapo («je t’aime» en grec).


Charles Dumont, son compositeur le plus célèbre et à qui elle doit ce tube, dira que Piaf était «une artiste unique, une voix et une présence scénique sans égales mais, au quotidien, elle n’était pas une extraterrestre, juste un être humain avec ses bons et ses mauvais jours. Elle n’était pas facile, mais je n’ai jamais connu un être exceptionnel qui soit facile.»
D’ailleurs Dumont raconte comment, ce 5 octobre 1960, alors jeune compositeur âgé de 31 ans, il s’est décidé à lui présenter une de ses nouvelles compositions. Comme Piaf lui a déjà refusé deux de ses chansons, c’est à contrecœur qu’il arrive à son domicile. Très fatiguée et malade, Édith Piaf accepte de le recevoir, ainsi que Michel Vaucaire qui a écrit les paroles. Charles Dumont se met au piano et joue une première fois Non, je ne regrette rien.

Mais reprenons le récit de Charles Dumont pour comprendre ce tube éternel et magique.
«Sur un ton peu aimable, Piaf me demande de recommencer. À la deuxième écoute, elle m’interroge le plus sérieusement du monde :
– «C’est vraiment vous qui avez écrit cette chanson ?»
– Oui, oui madame, répond Charles Dumont, furieux.
– «Vous ne voulez pas me la rejouer une troisième fois?»
La troisième fois, elle a changé d’attitude dans les trois minutes que dure la chanson. Elle me regardait d’une autre manière. Elle a changé de ton et elle m’a dit : «Ne vous faites plus de souci, jeune homme, cette chanson va faire le tour du monde et c’est avec elle que je commencerai mon prochain tour de chant».»

Non, je ne regrette rien a donné à Édith Piaf la force de remonter sur scène. L’icône légendaire va la chanter pour la première fois le 29 décembre 1960, en ouverture de son récital à l’Olympia. Ce soir-là, il y aura 22 rappels.
Pour cette battante qui vivait ses chansons et pour la chanson, ce tube sera «à l’origine de sa résurrection au début des années 60 et du sauvetage de l’Olympia».

Source: https://www.lorientlejour.com/article/848331/edith-piaf-non-elle-na-rien-regrette.html

Non, je ne regrette rien – Édith Piaf

Avec mes souvenirs
J’ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n’ai plus besoin d’eux
Balayé les amours
Avec leurs trémolos
Balayé pour toujours
Je repars à zéro

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu’on m’a fait
Ni le mal
Tout ça m’est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C’est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu’on m’a fait
Ni le mal
Tout ça m’est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Car ma vie
Car mes joies
Aujourd’hui
Ça commence avec toi

Deja una respuesta

Introduce tus datos o haz clic en un icono para iniciar sesión:

Logo de WordPress.com

Estás comentando usando tu cuenta de WordPress.com. Salir /  Cambiar )

Imagen de Twitter

Estás comentando usando tu cuenta de Twitter. Salir /  Cambiar )

Foto de Facebook

Estás comentando usando tu cuenta de Facebook. Salir /  Cambiar )

Conectando a %s